Nous sommes un jour pluvieux de novembre. 

Comme tous les midis, je me dirige vers la cantine de la grande banque dans laquelle je travaille, à Paris. 

Cela fait maintenant quelques mois que je suis là et j’ai sympathisé avec plusieurs collègues, dont un que j’apprécie particulièrement. 

On se rejoint le midi pour déjeuner ensemble. 

J’aime profiter de mes pauses avec lui ; il adore faire des blagues et détendre l’atmosphère. Il dénote par rapport à tous mes autres collègues, beaucoup plus sérieux. 

Avec lui, on passe de bons moments, loin de nos préoccupations professionnelles. 

Ce jour-là, on discute de mon avenir. Je ne suis alors qu’en stage, mais je dois déjà réfléchir à ce que je veux faire plus tard. 

Il me parle de ses différentes expériences et m’avoue quelque chose qu’il ne m’avait jamais dit. 

Il se force à être souriant  et faire des blagues pour ne pas tomber en dépression. Il maudit son ennui et sa situation professionnelle; cette grande banque qui a tout pour faire rêver sur le papier, le rend malheureux. 

Il me raconte sa passion pour le cirque. Son rêve d’intégrer une troupe d’artistes et de sillonner l’Europe. 

“Mais j’ai fait le choix de la sécurité et de la stabilité, poussé par mes parents. Parfois, je le regrette et je me demande si je ne suis pas en train de passer à côté de ma vie.” 

Son histoire et sa lucidité me renvoie à moi-même. 

Je ne veux pas regretter mes rêves, je dois construire la vie que je veux.

Je me dis que si je reste dans cette voie, je finirai comme lui - hors de question ! 

Je décide de tout faire pour lui montrer qu'il reste du temps, qu'il n'est jamais trop tard pour vivre son rêve.

Ce repas est pour moi un point de bascule. Ce jour-là, notre discussion m’a ouvert les yeux. 

Je veux réaliser mon rêve et ne pas subir ma vie.

En y repensant, je le remercie de m'avoir montré à quoi elle pourrait ressembler si j’étais resté dans cette banque.

Aujourd’hui, je suis plus épanoui que jamais. Profondément inspiré par la mission de Karmaa, mon projet, et l’envie de partager mes découvertes. Prêt à relever n’importe quel défi !

 

L’histoire d’une remise en question

Avant de vous raconter la suite de ma quête, laissez-moi revenir un peu en arrière.

Mes premières questions existentielles remontent au lycée. 

À cette époque, comme tout adolescent, je me cherche. Mon identité est en construction et  je veux être ce gars “cool” de mon école. 

Un soir, avec un ami, on discute de notre avenir.  On laisse libre court à notre imagination et on se rêve plus tard à visualiser nos vies d'exception.

À un moment, il se lève et quitte la pièce. Il revient quelques secondes plus tard, un livre à la main.

“- C’est quoi ce livre ?”

“- Tiens Adrien, lis ça. Tu vas adorer, ce livre m’a transformé !”

Il me tend un livre de Platon ; c’est ma première initiation à la philosophie. 

Ce livre ouvre une porte dans mon inconscient. C’est ma première révélation. 

Il m’invite à m’interroger profondément sur qui je suis. Quelle vie ai-je envie de construire ? Qu’est-ce qui me motive et me rend heureux ?

Je comprends que mes choix ont beaucoup d’importance. Si je me contente de faire comme tout le monde, je ne serai jamais vraiment satisfait.

Je me plonge dans la lecture de livres de développement personnel. Je tombe sur un classique que certains doivent connaître : Pouvoir Illimité de Tony Robbins. 

Une référence pour beaucoup, qui marque souvent une transformation et le début d’une nouvelle vie.

J’intègre une école de commerce et décroche mon premier stage dans une banque.  

Je bouillonne d’envie. Je suis jeune, ambitieux et je veux déplacer des montagnes.

C’est ici que je rencontre ce fameux collègue dont je vous parlais plus haut. 

Cette expérience à la banque est bénéfique. J’en ressors encore davantage déterminé.

Et prêt à prendre des risques. 

L'histoire d'un Voyage 

À la suite de ce stage, je décide de partir explorer le monde, à la découverte de différentes cultures et de nouvelles façon de vivre.

Sortir du milieu étudiant me fait du bien. Cet environnement favorise les excès, et une mauvaise hygiène de vie en général. 

En voyage, les choses sont différentes. 

Je peux façonner mon identité et choisir qui j’ai envie d’être. Personne ne me connaît, je peux repartir de zéro, être une nouvelle personne. C’est comme un jeu de rôle.

C’est un dépaysement total, propice à l’adoption de nouvelles habitudes. Une expérience incroyable, pendant laquelle je réalise l’importance de prendre soin de soi, de sa santé et aussi des autres. 

Je veux optimiser mes capacités physiques et intellectuelles. Devenir dynamique et en bonne santé. Me donner les moyens d’accomplir mes objectifs.

Je commence à m’intéresser à la nutrition et constate que la plupart des choses que je consomme quotidiennement ont un impact négatif sur mon organisme.

Le café est devenu mon addiction. Plus jeune, je détestais le café. Je n’aimais ni son goût amer, ni son odeur. 

Pourtant, j’ai commencé à en boire lors de mes premiers pas dans le monde professionnel à l’occasion de ces fameuses “pause café”, pour m’intégrer.

Il y a une forme de pression sociale autour de la pause-café. 

Progressivement, on ne peut plus s’en passer. La consommation de café devient une addiction. On a l’impression d’en avoir besoin pour travailler et avoir de l’énergie. 

Inconsciemment, on associe la consommation de café à l’ambition professionnelle. On a cette image de la personne qui se maintient productif au travail et qui accomplit ses objectifs grâce à cette boisson. 

Je m’habitue à son goût sans pour autant l’apprécier. 

Rapidement, il me faut deux tasses. Puis trois. Puis quatre. Il est devenu difficile de commencer ma journée sans ma dose quotidienne.

C’est pendant mon voyage que je découvre les effets nocifs du café et que je décide d’arrêter d’en boire.  

Le café provoque des pics d’énergie auxquels se succèdent des moments de crash. Il donne la sensation de gagner en productivité mais est en fait un excitant et non un stimulant. Le café provoque notamment une hausse du rythme cardiaque.

Je m’intéresse à d’autres méthodes et remplace le café par des boissons énergisantes, mais je comprends rapidement qu’elles sont encore plus nocives. 

Une autre réflexion me vient : “Pourquoi ai-je besoin d’artifices pour me maintenir éveillé et en forme ?”

Peu à peu, je deviens convaincu que la meilleure solution pour rester motivé et énergique réside dans le fait de faire des choses qui nous stimule, pas en buvant un stimulant.

Je n’ai pas besoin “d’un coup de boost”.

J’ai besoin de trouver du sens dans ce que je fais au quotidien.

 

L’histoire d’une découverte

À cette période, je suis toujours en voyage. 

Je parcours le globe à la recherche d’aventures et de réponses. Mon périple me conduit jusqu’en Asie où je découvre la culture du thé. 

J’avais l’habitude de consommer des thés en sachet fades que l’on trouve dans les supermarchés.

En Asie, je suis surpris de découvrir des saveurs goûteuses et originales.

Déguster une tasse de thé devient, pour moi, un rituel précieux, un moment à part. 

Au-delà du plaisir gustatif, je découvre que chaque thé possède des vertus spécifiques. Le thé noir me dynamise et j’apprécie en consommer le matin ou en début d’après-midi tandis que le thé vert m’apaise. 

Le sujet me passionne rapidement. 

Je découvre que le thé est porteur d’une histoire très riche.

Les gens le collectionne, il y a même des ventes aux enchères pour les plus grands crus.

Le thé est consommé depuis des millénaires, sous toutes ses formes. On a commencé par faire bouillir les feuilles des théiers. Ensuite, on les mâchait. Avant de comprendre qu’on pouvait travailler les feuilles pour les faire infuser. 

À l’origine, le thé était bu par les moines et les membres de la haute société chinoise. Ils raffolaient de cette boisson délicate et raffinée qui les accompagnait dans leur pratique de la méditation.

Elle a fait l’objet de nombreux mythes et légendes. Un univers mystique s’est développé autour du thé. Ce n’est pas une boisson marketing. Elle s’intègre dans une véritable culture et possède une histoire. 

Je préfère son goût à celui du café, qui ne procure pas la désagréable sensation d’accélérer notre rythme cardiaque. 

En parallèle, je fais beaucoup de sport et j’expérimente un régime végétarien. Je me sens au meilleur de ma forme et je déborde d’énergie. 

J’entame une quête spirituelle qui m’apprend à m’ouvrir au monde et aux autres. 

Je me nourris de chaque discussion, événement ou lecture. Cultiver le doute me permet de prendre davantage confiance en moi.

J’aime cette idée d’être un étudiant perpétuel. Je me sens mieux que jamais. 

 

L’histoire d’un projet.

Je rentre à Paris dans un nouvel état d’esprit. 

Je me lance en freelance avec la volonté de choisir les projets sur lesquels je souhaite travailler, en cohérence avec mes valeurs.

L'entrepreneuriat m’appelle : je veux créer un projet, le cultiver et le voir se développer. Je veux créer quelque chose qui me porte et me tient à coeur. Un projet qui apporte de la valeur et qui améliorer le monde, même à petite échelle.

Je veux diffuser un message qui m’importe : mieux consommer et mieux vivre. Consommer moins mais mieux.

Je veux créer une marque jeune, moderne et respectueuse. 

Je veux partager le rituel quotidien qui a accompagné ma prise de conscience et qui participe jour après jour à mon bien-être : le thé. 

L’univers du thé est complexe : sa cueillette et sa manufacture respectent des normes précises connues d’une poignée de passionnés.

En échangeant avec eux, je me rends compte que nous connaissons mal la culture du thé.

La plupart des consommateurs occidentaux n’ont jamais bu de vrai thé et n’achètent que les marques de grandes consommation distribuées dans les supermarchés. 

À mon retour d’Asie, je constate, à regret, qu’il est difficile de trouver du thé de qualité en France.

Je fais des recherches et m’intéresse réellement à cette boisson. Les études que je lis sont effrayantes :  la plupart des thés sont contaminés par des métaux lourds ou des pesticides.

Dans une seule tasse, il n’est pas rare de trouver plus d’une trentaine de pesticides différents.

La création de Karmaa est une évidence. 

Je souhaite partager des produits de grande qualité à l’image des breuvages que j’ai eu la chance de découvrir en Chine. 

Mon ambition avec Karmaa est de mettre en avant les précieuses vertus de cette boisson exceptionnelle qui a accompagné ma transformation intérieure et mon basculement vers un mode de vie raisonné. 

Les produits proposés sont 100% naturel, sans arôme artificiel et issus de l’agriculture biologique. Tout en respectant des critères éthiques.

Je sais qu’en ce moment, c’est à la mode d’avoir un projet éthique et bio. Mais je n’ai pas créé Karmaa pour cela.

Karmaa est l’aboutissement de toutes mes réflexions, de mes expérimentations et d’une réalité que je vis depuis plusieurs années. 

En plus de proposer des thés de qualité incroyable, mon ambition est également de créer le meilleur contenu possible pour apporter un maximum de valeur aux amoureux de cette boisson.

Partager ma passion, mes découvertes et mes connaissances pour permettre à tous de découvrir le plaisir d’un excellent thé.

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