Tout sur le thé Pu-erh

photo du visage de Virgil Dablon

Chez Karmaa, on aime bien t’expliquer ce que tu bois, d’où ça vient et comment se font les choses avant l’épilogue que tu attends : déguster et savourer !

Nous avons donc lancé une série d’articles pour te présenter les nombreuses variétés de thé et t’aider à faire tes choix en fonction de tes attentes et des circonstances.

Si tu es un fidèle de notre blog, la plupart des « élèves » qui fréquentent l’école des thés te sont devenus familiers. Tu as déjà pu te faire une petite idée sur l’élève thé vert, sur son copain thé blanc ou sur son ami thé noir.

Tu sais aussi que le rooibos s’est trompé de classe, parce que ce n’est pas un thé.

À l’appel de la cloche, aujourd’hui, nous avons le plaisir de te présenter un autre élève. Son nom, c’est Pu-erh.

Tu peux le prononcer « pou-eur ». Certains l’écrivent Pu’er (avec ou sans majuscule) pour respecter le nom de la ville chinoise dont il est originaire.

Dès cet instant, tu l’auras compris : l’histoire du thé Pu-erh va te faire voyager. Si ta valise es prête, n’attendons plus et faisons la route ensemble !

 

Pu-erh, sur la route des thés et des chevaux …  

 Yunnan

L’élève Pu-erh qui retient toute notre attention dans cet article vient donc de la ville de Pu’er, située sur la route qui relie la Province chinoise du Yunnan au Tibet.

Situées au sud-ouest de la Chine, les terres du Yunnan offrent un paysage très varié, avec des lacs, des sommets enneigés, des gorges ciselées, des rizières découpées en terrasses et d’importantes cultures de thé.

Dans ce décor, la ville de Pu’er vient de retrouver son nom après avoir porté celui de Simao de 1950 à 2007. Elle est située sur l’ancienne route des thés et des chevaux, connue sous le nom de Cha ma gu dao en chinois.

Quand on te parle de « route », ce n’est évidemment qu’une vue de l’esprit. À l’époque, l’itinéraire évoqué n’était qu’un lacis de chemins muletiers.

Aidés de yaks, de mules ou de chevaux, les marchands l’empruntaient pour transporter des « briques » ou des « galettes » de thé vers le Tibet afin de les troquer contre des matières médicinales, des vêtements de laine et des fourrures.

Le temps a naturellement fait son œuvre et ces chemins pittoresques sont devenus de grandes routes nationales depuis la fin du XXe siècle.

 

Les particularités du thé Pu-erh, c’est quoi ?

 Galette pu-erh thé

Une brique ? Une galette ?

Tu viens de voir passer ces 2 mots et ça n’aura pas manqué de t’interpeller. De quoi s’agit-il ? Nous y voilà : c’est la particularité du thé Pu-Ehr.

Pour pouvoir l’acheminer plus facilement et bien l’équilibrer sur le dos des animaux de leur caravane, les producteurs de Pu-ehr passaient par une phase de compression pour limiter le volume de leur thé.

Le sympathique élève dont nous te parlons est donc un thé fortement comprimé, disponible sous différentes formes : la brique, la galette, le melon, le carré, le bol, etc …

L’autre particularité majeure du Pu’er repose sur l’arbre dont il provient, à avoir le Camellia sinensis assamica.

C’est bien le théier dont nous t’avons parlé à plusieurs reprises, mais dans une variante un peu spéciale, typique de cette région.

Ce qui le distingue, c’est qu’il porte des grandes feuilles, de 8 à 14 cm.

Cet arbre est également connu sous l’appellation « théier de l’Assam » et il pousse de façon naturelle entre 500 et 1.500 mètres d’altitude dans cette région du Yunnan et quelques autres pays d’Asie, notamment le Laos et la Thaïlande.

Ce qu’il faut retenir, c’est que l’appellation Pu’er bénéficie d’un label de terroir. C’est une indication géographique protégée, strictement réservée au thé cueilli dans la province du Yunnan, sur ces arbres à longues feuilles.

 

Quel est le traitement réservé aux grandes feuilles du thé Pu-erh ?

Dans un premier temps, sur le lieu même de la cueillette, les grandes feuilles du thé pu’er subissent une oxydation plus ou moins intense.

Les feuilles seront ensuite compressées - avec différentes formes finales - pour connaître une période plus ou moins longue de fermentation avant d’offrir leur saveur exceptionnelle.

À la différence des autres thés - qui demandent tous à être consommés dans un délai relativement proche de leur production -, le thé pu-erh est conçu pour vieillir et bonifier avec les années, à l’image d’un vin de garde.

La fermentation qu’il subit est traditionnellement provoquée par des levures ou des champignons.

Plus récemment, certains producteurs ont adopté une technique de fermentation accélérée, en milieu humide, qui permet de délivrer le goût et le bouquet espérés en l’espace d’environ deux mois.

 

L’origine des cultures influence sensiblement la qualité !

 

Le théier de l’Assam est un arbre plutôt volontaire, mais tous les breuvages qui portent le nom pu’er ne proviennent pas d’un cadeau spontané de la nature.

À basse altitude, sur des terrains plats et faciles d’accès, la main de l’homme a donné vie à des cultures ordonnées, mais la prolifération des feuilles qui s’y développent repose trop souvent sur l’usage de pesticides et de fertilisants.

Les meilleurs thés sont récoltés sur des arbres semi- ou totalement sauvages, beaucoup plus difficiles d’accès.

Pour profiter de la saveur profonde et de la touche camphrée qui fait la signature des grands crus du pu’er, c’est vers ces arbres reculés qu’il faut gambader.

Dans ce même registre de goût et d’arômes, il faut savoir que la période de la cueillette n’est pas innocente : les meilleurs pu-erh sont issus de la récolte du printemps.

 

Comme tous ses amis, le thé pu’er a des atouts santé !

Pour préparer ton pu’er, tu devras donc « couper » ta portion dans ta brique ou ta galette de thé avant de l’infuser. Le meilleur plan, c’est une pointe du style couteau à huîtres.

Côté santé, ce cher pu’er est nimbé d’antioxydants. Il a le pouvoir de faire chuter le cholestérol et de faire baisser les lipides.

Il est d’ailleurs classé boisson médicinale en Chine. Par-dessus tout, il est largement reconnu pour faciliter la digestion et nombreux ceux qui en consomment pour accompagner la ronde des dim-sum lors des repas qui s’éternisent (c’est un peu la version tapas de nos amis Chinois).

Si tu es tenté par la découverte de ce thé hors du commun, n’attends pas une minute de plus et rends-toi sur la boutique de Karmaa. Tu y trouveras un thé pu-erh en vrac, bio et récolté de façon écoresponsable.

Nous on te dit à bientôt pour un nouvel article sur le blog de Karmaa !

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